Il y a quelques années, lors d’un symposium mondial sur la protection de l’enfance, un fonctionnaire d’un gouvernement étranger a fait un commentaire qui m’a interloqué. Il a dit : « La place des orphelins est dans les orphelinats ». Non, ce n’est pas le cas.

    Dans certains cas, les orphelinats peuvent être la meilleure solution temporaire pour un enfant qui se retrouve soudainement sans abri, quelle qu’en soit la raison. Le mot clé est « temporaire ». Les orphelinats ne sont presque jamais la meilleure solution permanente pour un enfant. La « permanence », c’est la permanence d’une famille par le biais de la réintégration ou de l’adoption.

    J’ai visité des orphelinats dans 18 pays. D’un côté, il y a les institutions qui manquent cruellement de ressources, dans lesquelles il m’est difficile d’entrer et que j’ai encore plus de mal à quitter. Là où les enfants et même le personnel tentent simplement de survivre chaque jour. À l’autre extrémité du spectre, on trouve des institutions bien gérées où le personnel dispose des ressources et du cœur nécessaires pour créer un environnement familial pour les enfants qui lui sont confiés. Cependant, les institutions qui offrent un bon ratio entre le nombre de soignants et le nombre d’enfants sont l’exception, et non la règle.

    Remarquez que j’ai introduit un nouveau mot dans le mélange – « institutions ». Le mot « institution » évoque l’image d’une prison. Et je m’en réjouis ! Les orphelins sont coincés. D’une certaine manière, ils sont prisonniers. Ils n’ont aucun droit, aucune voix, presque aucun espoir. Chaque jour, leur routine est la même. Ils vivent dans des conditions surpeuplées, sous-financées et parfois dangereuses. La différence entre les prisonniers et les orphelins est que les orphelins n’ont rien fait pour mériter leur prison. Ils sont victimes de circonstances malheureuses.

    La reconnaissance de ce tableau injuste et affligeant introduit un autre mot qui gagne du terrain dans la communauté mondiale de la protection de l’enfance : la « désinstitutionnalisation ». Reconnaissant la situation critique de leurs orphelins, plusieurs pays ont fait de la désinstitutionnalisation un objectif prioritaire, affirmant ainsi la notion que
    Chaque enfant [does indeed] mérite une famille.

    Grâce à notre plateforme technologique, Both Ends Believing aide les gouvernements de ces pays à mener à bien cet effort courageux et novateur. Nous vous invitons à nous accompagner par votre soutien financier.. Nous vous remercions.

    Cliquez sur le lien pour offrir une vie meilleure à ces enfants : www.bothendsbelieving.org/give